Avant toute chose, tordons le cou à quelques idées reçues.
Contrairement à ce qui se dit souvent, la visibilité est le plus souvent assez bonne. En hiver notamment, lorsqu'il fait des temps à ne pas mettre un plongeur dans l'eau, l'eau, en plus d'être beaucoup moins froide qu'on ne le pense, peut s'avérer être parfaitement claire. Mais ce n'est pas Hurgada non plus, la visibilité n'est jamais garantie et il arrive que le plancton en suspension vienne un peu gâcher la fête. Il n'y a pas de règle précise, ça dépend des jours. Le seul moyen de savoir c'est de plonger !
La plupart des plongeurs de l'ASAM plongent en combinaison humide. Pas du 3mm c'est un fait, mais avec une 7mm et une petite souris, on tient sans problème 20 à 30 minutes en plein mois de janvier. L'eau descend rarement en dessous de 8°. Cet hiver, elle a oscillé entre 10 et 12 presque tout le temps. L'été, l'eau est aux alentours de 18°. L'eau est brassée par les courants continuellement et donc la température à moins quarante mètres est quasiment identique qu'en surface. Et puis il y a la douche chaude sur le bateau...
Là rien à redire, du courant, y'en a ! Mais c'est loin d'être insurmontable. Disons qu'une plongée dans la Manche, ça se prépare. Pour éviter d'être embêté par le courant, nous plongeons souvent le long des digues dans les zones caillouteuses. Lorsqu'il y a beaucoup de courant, nous plongeons "en dérivante". Les plongeurs sont lâchés avec une grosse bouée et se laissent porter par le courant pendant que le bateau suit les bouées. C'est une sensation unique, agréable et une autre façon de plonger quand on ne connaît que les mers calmes. Enfin, pour pouvoir plonger tranquillement sur les épaves, il est indispensable de s'y rendre à l'étale, c'est à dire (pour faire simple) au moment où la mer a fini de monter et n'a pas encore commencé à redescendre (ou le contraire). Durant ce laps de temps, la mer est calme. Il faut donc connaître la mer. C'est là qu'on est content d'être dans un club de marins...
Notre zone de jeu se situe dans et au-delà de la grande rade de Cherbourg.
Nous plongeons essentiellement dans les enrochements le long des digues de la grande rade et de l'Île pelée, et, bien sûr, sur les innombrables épaves qui jonchent le sable aux abords de la rade. Ces zones regorgent de homards, de crabes, de congres...

Certains bateaux sont de véritables stars. On vient du monde entier plonger sur nos épaves et en particulier sur le Léopoldville, la plongée culte du coin. C'est une plongée difficile qui se prépare. Pour ceux d'entre-vous qui ne sont pas niveau III, il y a quand même largement de quoi se faire plaisir.
Selon que l'on plonge à l'étale de basse ou de haute mer, certaines épaves sont ou sortent de la zone des vingt mètres. C'est le cas par exemple du St Hubert qui repose sur un fond de 20 à 26 mètres.
Épaves accessible avec le Niveau I : Le St Hubert, le petit Chaland

Épaves accessible avec le Niveau II : l'Ussa, le Stratalbyn, le Pilkoppen, le Johan, le Chaland de Nacqueville, le St Brandan, le Bateau phare, l'HMS 1019
Épaves accessible avec le Niveau III : le Léopoldville, le Général du temple, le Campéador, le Slemish, le Merle.
Ça vous tente ? Et si vous veniez plonger avec nous ?